mercredi 5 février 2014

Le patriarche oecuménique appelle les orthodoxes à l'unité des églises (RCF - "Le Billet")

Notre Patriarche a invité les croyants à continuer à prier Dieu, avec componction, humilité et confiance, vers le but fixé par Ce Dernier, à savoir l'Unité de toute la chrétienté.

Il est certain que le Christ ne peut pas être divisé, et le service pétrinien, sans y inclure cette ouverture au dialogue, ne pourrait être le chemin œcuménique qui permettrait d'approfondir la compréhension de s'unir, de devenir Un comme la Sainte Trinité.

Nous avons sûrement été blessés par les divisions, et il ne faut pas considérer l'absence d'unité comme un phénomène naturel inévitable. L'Esprit Saint, Seul, peut mener à la diversité réconciliée avec tous les croyants de bonne volonté. Avec nos prières, l'Esprit Saint fera revenir l'unité par le chemin de notre travail collégial.

Dieu de vie, conduis-nous vers la justice et la paix. L'apôtre Paul s'adresse à nous dans notre diversité et nous invite à reconnaître qu'en tant qu'Eglise, dans les lieux particuliers où nous sommes implantés, ne nous devons ni nous isoler, ni agir à l'encontre les uns des autres, mais plutôt reconnaître nos liens étroits avec tous ceux qui invoquent le nom du Seigneur.

Puisse l'amour du Seigneur nous attirer vers Lui, puisse la puissance de Jésus nous affermir à son service, puisse la joie du Christ remplir notre esprit, et que la bénédiction du Dieu tout-puissant soit avec nous pour toujours!


Père Théodore

jeudi 16 janvier 2014

Soirée oecuménique à la maison paroissiale des Ardillos à Mérignac (23 janvier 2014, à 18h)

Le groupe de Mérignac a opté pour une soirée oecuménique, le 23 janvier 2014, à compter de 18h00 aux Ardillos.
Les intervenants seront Geoffroi Gardair (Eglise catholique), Marc Labarthe (EPUF) et Jean-Claude Gurnade (Eglise orhodoxe).
Il est prévu une intervention de 10 minutes pour chacun des intervenants.
Ils vont nous donner leurs réponses personnelles aux deux questions posées :
 
- Qu’est-ce que l’expression de « communion des saints » signifie pour vous ou votre tradition ecclésiale ?
 
- En quoi l’appel qui nous est adressé à être une « nation sainte » nous contraint-il à dépasser notre enracinement chrétien local
 
A l'issue de ces interventions, nous poursuivrons notre réflexion en petits groupes, 6-10 personnes pendant 40-45 minutes, et nous terminerons par les deux prières en PJ.
 
A la fin des échanges, nous pensons tirer les rois pour permettre de poursuivre cette soirée dans l’amitié.
 
Pour plus d'informations, prendre contact avec:
Maurice Capdevielle-Darré
capdevielle.darre@orange.fr
05 56 97 86 80

jeudi 2 janvier 2014

Le développement des Eglises orthodoxes en France (RCF - "Le Billet")

L'Eglise orthodoxe n'est plus aujourd'hui en France un ensemble sans unité de communautés  exotiques. Elle s'est insérée dans la vie religieuse et culturelle de ce pays.

Selon le père Samuel, la France compterait aujourd'hui de 400.000 à 500.000 baptisés orthodoxes, environ 240 paroisses, une vingtaine de monastères, 300 prêtres et diacres; le nombre des paroisses tend actuellement à s'accroître doucement.

Cela fait plus de deux siècles que l'Orthodoxie est présente sur l’Hexagone. En 1816, un lieu de culte, de tradition russe, est ouvert à Paris ; en 1821, une chapelle orthodoxe pour la communauté grecque à Marseille ; en 1834, une première église orthodoxe est construite. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle ont lieu plusieurs constructions d'églises russe: à Paris, à Biarritz, à Cannes, à Menton, puis à Nice, au début du XXe siècle. Mais ce sont les vagues migratoires qui amènent l’enracinement durable et la diffusion de l'Orthodoxie en France: l'immigration russe, bien sûr, qui est la plus importante, l'immigration grecque, mais aussi roumaine et balkanique. D'autre part, des Français deviennent orthodoxes.

Après 1990 et la chute des régimes communistes en Europe de l’Est, la situation évolue très vite. Les besoins pastoraux deviennent immenses, et cette situation suscite de nouveaux défis:
L’encadrement pastoral, la formation de nouvelles paroisses, l'adaptation des paroisses existantes à une nouvelle donnée sociologique très diversifiée, les relations interparoissiales.

La création de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, en 1997, permet une concertation très régulière entre évêques pour répondre à d'autres confessions religieuses, aux autorités civiles, ainsi qu’à tous les organismes qui souhaitent établir un contact avec l'Orthodoxie.


Père Théodore

lundi 25 novembre 2013

Les saints ne sont pas nés parfaits (RCF: "Le Billet")

A la place Saint Pierre, le pape François a dit que « les saints ne sont pas nés parfaits, mais ils sont comme nous : des personnes qui doivent attendre la gloire du ciel, qui ont vécu une vie normale avec des souffrances, des espérances, et pour supporter celles-ci, ont répondu au mal par le bien, ayant la joie dans le cœur et la transmettant aux autres ».

Certains ont acquis une vénération œcuménique en franchissant spontanément la barrière qui sépare les deux églises soeurs. Les Saints Séraphin de Sarov et Silouane de l'Athos sont vénérés par les catholiques, et François d'Assise et Thérèse de Lisieux par les orthodoxes. Jean-Paul II disait « qu'il n’ y a qu'une Eglise du Christ, qui est Son corps et qu'on ne le divise pas ». Chacun de ces saints a reçu, dans son église, la même grâce issue de l'Esprit Saint que l'on fait fructifier dans des églises différentes. Dans une perspective eschatologique, la liste des martyrs s'allonge encore avec les saints des siècles de division.

Dans l'Orthodoxie, il n'y a pas de procès en canonisation; la vénération émane du peuple de Dieu, et l'Eglise ne fait que reconnaître et officialiser une pratique établie.

Parfois, le saint est déjà connu de son vivant comme thaumaturge, et son action bienveillante d'intercesseur se poursuit simplement après sa naissance au ciel et avec la ferveur populaire. Ensuite, leur renommée grandit et l'évêque peut officialiser sa canonisation. Aucun critère de canonisation n'est en soi infaillible ; la canonisation officielle, c'est la confirmation du peuple. C'est alors l'Eglise, tout entière, unie dans la foi et dans l'amour, illuminée par l'Esprit Saint, qui connaît la Vérité.

Par l'intercession des saints, Seigneur, sauve-nous et nos âmes. Amen!


Père Théodore

lundi 21 octobre 2013

Le mariage selon l'Eglise orthodoxe (RCF: "Le Billet")

Le sacrement du mariage dans l'Église Orthodoxe est fermement enraciné dans les Saintes Écritures et le Droit canonique. Il consiste en l'union entre un homme et une femme. Le mariage authentique est une union sacrée comme le Christ et son épouse, l'Église.

L’Assemblée des Evêques Orthodoxes en France définit le mariage comme « une institution traditionnelle pluriséculaire qui structure société, famille, et relations interpersonnelle ». Le mariage renvoie à une communion fondée par le Créateur, bénie par le Christ. La finalité est donc double : participer avec Dieu à son œuvre créatrice tout en approfondissant l’union d’amour et de service mutuel entre un homme et une femme.

Les personnes dont l’orientation est homosexuelle doivent être pris en charge avec la même miséricorde et le même amour qui est octroyé à toute l’humanité par Jésus Christ. L’Eglise est un hôpital spirituel, dans lequel nous sommes tous appelés à trouver la guérison de notre humanité déchue, par Jésus Christ qui a assumé la nature humaine afin de la restaurer.

Chacun de nous doit lutter contre les différentes passions. Et c'est seulement dans l'Église que nous trouverons les moyens de vaincre ces passions à l'aide de la grâce de Dieu. Donner suite à tout attrait sexuel hors du mariage sacramentel nous sépare de Dieu.


Père Théodore