lundi 10 mars 2014

Rassemblement oecuménique pour Pâques 2014


Concert de la chorale orthodoxe RADOUGA


Carême Orthodoxe 2014 (RCF - "Le Billet")

La signification du Grand Carême orthodoxe ne peut être comprise qu'au regard de sa destination, la fête pascale, et non plus comme une fin en soi. L'Eglise met en garde contre le risque d'une rigueur excessive dans le rituel. Saint Jean Chrysostome, dans son homélie de Pâques, énonce :

« Que vous ayez jeûné ou non, réjouissez-vous aujourd'hui. La table est préparée, goûtez-en tous [...]. Que nul ne s'en retourne à jeun […]. Que nul  ne se lamente sur ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau. Que nul ne craigne la mort, car celle du Sauveur  nous en a délivrée […] ».

Le jeûne  est un effort  pour se  libérer  des désirs  qui  asservissent  l'esprit  à des biens non essentiels. Il doit s'accompagner de méditations bibliques, d'efforts spirituels, d'assistance aux offices, sans quoi il perd tout intérêt spirituel et omet ce qui en constitue le sens.
Une prière de Saint Ephrem le Syrien est spécialement récitée pendant cette période :

« Seigneur et Maître de ma vie,
Ne m'abandonne pas à l'esprit de paresse,
De découragement, de domination et de vaines paroles !

Mais fais-moi la grâce, à moi ton serviteur,
Dans l'esprit d'intégrité, d'humilité,
La patience et d'amour !

Oui, Seigneur-Roi,
Accorde-moi de voir mes fautes
Et de ne pas condamner mon frère,
Car Tu es béni dans les siècles des siècles !

                           Amen ».


Père Théodore

mercredi 5 février 2014

Le patriarche oecuménique appelle les orthodoxes à l'unité des églises (RCF - "Le Billet")

Notre Patriarche a invité les croyants à continuer à prier Dieu, avec componction, humilité et confiance, vers le but fixé par Ce Dernier, à savoir l'Unité de toute la chrétienté.

Il est certain que le Christ ne peut pas être divisé, et le service pétrinien, sans y inclure cette ouverture au dialogue, ne pourrait être le chemin œcuménique qui permettrait d'approfondir la compréhension de s'unir, de devenir Un comme la Sainte Trinité.

Nous avons sûrement été blessés par les divisions, et il ne faut pas considérer l'absence d'unité comme un phénomène naturel inévitable. L'Esprit Saint, Seul, peut mener à la diversité réconciliée avec tous les croyants de bonne volonté. Avec nos prières, l'Esprit Saint fera revenir l'unité par le chemin de notre travail collégial.

Dieu de vie, conduis-nous vers la justice et la paix. L'apôtre Paul s'adresse à nous dans notre diversité et nous invite à reconnaître qu'en tant qu'Eglise, dans les lieux particuliers où nous sommes implantés, ne nous devons ni nous isoler, ni agir à l'encontre les uns des autres, mais plutôt reconnaître nos liens étroits avec tous ceux qui invoquent le nom du Seigneur.

Puisse l'amour du Seigneur nous attirer vers Lui, puisse la puissance de Jésus nous affermir à son service, puisse la joie du Christ remplir notre esprit, et que la bénédiction du Dieu tout-puissant soit avec nous pour toujours!


Père Théodore

jeudi 16 janvier 2014

Soirée oecuménique à la maison paroissiale des Ardillos à Mérignac (23 janvier 2014, à 18h)

Le groupe de Mérignac a opté pour une soirée oecuménique, le 23 janvier 2014, à compter de 18h00 aux Ardillos.
Les intervenants seront Geoffroi Gardair (Eglise catholique), Marc Labarthe (EPUF) et Jean-Claude Gurnade (Eglise orhodoxe).
Il est prévu une intervention de 10 minutes pour chacun des intervenants.
Ils vont nous donner leurs réponses personnelles aux deux questions posées :
 
- Qu’est-ce que l’expression de « communion des saints » signifie pour vous ou votre tradition ecclésiale ?
 
- En quoi l’appel qui nous est adressé à être une « nation sainte » nous contraint-il à dépasser notre enracinement chrétien local
 
A l'issue de ces interventions, nous poursuivrons notre réflexion en petits groupes, 6-10 personnes pendant 40-45 minutes, et nous terminerons par les deux prières en PJ.
 
A la fin des échanges, nous pensons tirer les rois pour permettre de poursuivre cette soirée dans l’amitié.
 
Pour plus d'informations, prendre contact avec:
Maurice Capdevielle-Darré
capdevielle.darre@orange.fr
05 56 97 86 80

jeudi 2 janvier 2014

Le développement des Eglises orthodoxes en France (RCF - "Le Billet")

L'Eglise orthodoxe n'est plus aujourd'hui en France un ensemble sans unité de communautés  exotiques. Elle s'est insérée dans la vie religieuse et culturelle de ce pays.

Selon le père Samuel, la France compterait aujourd'hui de 400.000 à 500.000 baptisés orthodoxes, environ 240 paroisses, une vingtaine de monastères, 300 prêtres et diacres; le nombre des paroisses tend actuellement à s'accroître doucement.

Cela fait plus de deux siècles que l'Orthodoxie est présente sur l’Hexagone. En 1816, un lieu de culte, de tradition russe, est ouvert à Paris ; en 1821, une chapelle orthodoxe pour la communauté grecque à Marseille ; en 1834, une première église orthodoxe est construite. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle ont lieu plusieurs constructions d'églises russe: à Paris, à Biarritz, à Cannes, à Menton, puis à Nice, au début du XXe siècle. Mais ce sont les vagues migratoires qui amènent l’enracinement durable et la diffusion de l'Orthodoxie en France: l'immigration russe, bien sûr, qui est la plus importante, l'immigration grecque, mais aussi roumaine et balkanique. D'autre part, des Français deviennent orthodoxes.

Après 1990 et la chute des régimes communistes en Europe de l’Est, la situation évolue très vite. Les besoins pastoraux deviennent immenses, et cette situation suscite de nouveaux défis:
L’encadrement pastoral, la formation de nouvelles paroisses, l'adaptation des paroisses existantes à une nouvelle donnée sociologique très diversifiée, les relations interparoissiales.

La création de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, en 1997, permet une concertation très régulière entre évêques pour répondre à d'autres confessions religieuses, aux autorités civiles, ainsi qu’à tous les organismes qui souhaitent établir un contact avec l'Orthodoxie.


Père Théodore