mardi 10 juin 2014

Déclaration commune ("Le Billet": RCF)

Lundi 26 mars, à la Mairie de Bordeaux, M. Alain Juppé, Maire de Bordeaux, et les Représentants des Cultes à Bordeaux, ont fait une Déclaration commune sur la tuerie de Toulouse. Ce travail interreligieux qui se fait depuis trois ans, sous l'égide de M. le Maire « Bordeaux Partages », a énormément contribué à l'ouverture du dialogue par des conférences publiques bien organisées, visant à la paix, au respect et à l'amour de l'autrui.

Bien entendu, nous sommes tous attristés et même préoccupés par les évènements  tragiques de Toulouse. Cette violence aveugle, qui a touché les innocents et surtout les enfants, ne peut susciter que les plus vives indignations et les émotions les plus profondes. Nous condamnons, collectivement, avec la plus grande fermeté, cet acte barbare, lançant un appel à l'unité, au vivre ensemble et à la solidarité des familles des victimes et de la communauté juive de Bordeaux éprouvée par ce drame.

 Désireux de poursuivre et de conforter le dialogue interreligieux, convaincus de la nécessité de mobiliser dans ce sens toutes les catégories sociales, et notamment les jeunes, nous avons décidé de consacrer la prochaine conférence interreligieuse et citoyenne à la thématique de la jeunesse, prévue au mois de novembre 2012.

 Il faut tout faire afin que les actes antisémites et racistes amènent une réponse commune et ferme de toute la République. Le monde entier a condamné la tuerie de Toulouse, un crime odieux qui exprime le dégoût pour l'horreur, une violence aveugle sans justification qui doit être condamnée sans réserve par le monde civilisé.


Père Théodore

jeudi 15 mai 2014

L'esprit de Jérusalem, l'orthodoxie et le catholicisme au XXIe siècle (RCF: "Le Billet")

Monseigneur Emmanuel, notre archevêque et président de tous les évêques orthodoxes de France, est co-auteur, avec le cardinal Kurt Koch, du livre intitulé L'esprit de Jérusalem. L'Orthodoxie et le Catholicisme  au XXIe siècle. Il s'agit d'un ouvrage publié depuis le 5 mai dernier, qui donne un excellent aperçu des progrès réalisés dans l'œcuménisme.

 Il rappelle qu'en janvier 1964, à Jérusalem, le pape Paul VI et le patriarche Athënagoras se sont rencontrés pour échanger un baiser de paix et enlever les anathèmes du passé, qui pesaient alors lourdement sur les frères chrétiens. En mai 2014, le pape François   et le patriarche Bartholomée commémoreront cette rencontre historique dans la Ville sainte.

Presque un millénaire après le douloureux schisme, que faut-il penser des cinquante années du dialogue renoué ? Quels en sont le chemin et le parcours? Quels sont encore les obstacles et les avancés de l’œcuménisme ?

 Le pape et le patriarche actuels, chargés au plus haut niveau de ce dialogue œcuménique, vont répondre à ces questions et dresser ensemble le bilan de la réconciliation et envisager les perspectives de l'unité.

En esprit fraternel et responsable, l’ouvrage cité fait la part de l'histoire, des évènements, des hommes responsables, pour mieux en appeler à la communion totale.

L'Eglise chrétienne, occidentale et orientale, a deux poumons : l'Occident définit l'esprit biblique, philosophique et pyramidal ; l'Orient, l'esprit liturgique de la prière et de la sagesse.

 Ainsi on peut dire fort que « le Christ est ressuscité pour notre salut »!


Père Théodore

jeudi 10 avril 2014

Mort et Résurrection (RCF - "Le Billet")

Mort et Résurrection, deux événements qui sont tout à fait indissociables, sont au cœur de la foi chrétienne, le point final de notre vie, un passage menant à la Résurrection, qui est le sens même du mot « Pâques ». Il s’agit d’une ouverture nouvelle sur une réalité nouvelle, mais aussi une métamorphose profonde de l’humanité tout entière, dans un  lieu rétabli avec le Divin.

 Le Christ n’est pas venu abolir la mort, mais vaincre les effets de la mort, en accordant une destinée nouvelle à l’humanité, une toute nouvelle vocation, aussi paradoxale que la Résurrection elle-même, une filiation divine.

 L’iconographie orthodoxe est tout à fait consciente de cette double tendance verticale, ascendante et descendante. En effet, les représentations de la Résurrection du Christ  montre un Christ remontant des enfers et tirant avec lui Adam et Eve.

 Certes, les peines et les souffrances liées à la mort sont réelles. L’absence de nos proches sécrète une tristesse qu’il convient de reconnaître et d’accepter. Car, ainsi que le déclare le Christ lui-même : « Moi, je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet […] C'est lui l’Esprit de vérité » (Jn 14, 10-17).

   Le Christ est ressuscité ! En vérité est ressuscité !


Père Théodore

lundi 10 mars 2014

Rassemblement oecuménique pour Pâques 2014


Concert de la chorale orthodoxe RADOUGA


Carême Orthodoxe 2014 (RCF - "Le Billet")

La signification du Grand Carême orthodoxe ne peut être comprise qu'au regard de sa destination, la fête pascale, et non plus comme une fin en soi. L'Eglise met en garde contre le risque d'une rigueur excessive dans le rituel. Saint Jean Chrysostome, dans son homélie de Pâques, énonce :

« Que vous ayez jeûné ou non, réjouissez-vous aujourd'hui. La table est préparée, goûtez-en tous [...]. Que nul ne s'en retourne à jeun […]. Que nul  ne se lamente sur ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau. Que nul ne craigne la mort, car celle du Sauveur  nous en a délivrée […] ».

Le jeûne  est un effort  pour se  libérer  des désirs  qui  asservissent  l'esprit  à des biens non essentiels. Il doit s'accompagner de méditations bibliques, d'efforts spirituels, d'assistance aux offices, sans quoi il perd tout intérêt spirituel et omet ce qui en constitue le sens.
Une prière de Saint Ephrem le Syrien est spécialement récitée pendant cette période :

« Seigneur et Maître de ma vie,
Ne m'abandonne pas à l'esprit de paresse,
De découragement, de domination et de vaines paroles !

Mais fais-moi la grâce, à moi ton serviteur,
Dans l'esprit d'intégrité, d'humilité,
La patience et d'amour !

Oui, Seigneur-Roi,
Accorde-moi de voir mes fautes
Et de ne pas condamner mon frère,
Car Tu es béni dans les siècles des siècles !

                           Amen ».


Père Théodore