Nombre total de pages vues
ACCUEIL |
ACTUALITES |
EVENEMENTS |
HORAIRES & CALENDRIER DES OFFICES |
HISTORIQUE |
HOMELIES |
RADIO RCF |
CHAINE TV 4E |
CONFERENCES|
ARTICLES |
LIVRE |
PHOTOS | |
VIDEOS |
LOCALISATION |
CONTACT |
A PROPOS DU BLOG |
jeudi 10 mars 2016
lundi 7 mars 2016
Le Pape est invité à la Mosquée de Rome (RCF - "Le Billet")
Il est certain qu’aucun pape n’a encore visité la Grande Mosquée de Rome, l’une des plus grandes d’Europe. Inauguré en 1995, l’édifice religieux a été financé par l’Arabie Saoudite et peut accueillir jusqu’à 12 000 personnes.
La démarche papale s’effectue dans le cadre du jubilé de la miséricorde, qui revêt aussi une dimension interreligieuse. La miséricorde est au cœur du Carême, et les chrétiens ont 40 jours pour dépister ce qui est sobre et mauvais dans leur cœur, pour demander pardon pour leurs péchés. La miséricorde nous incite à l’amour du prochain et au dialogue avec les autres confessions.
Chez les musulmans, la miséricorde est l’un des noms de Dieu qui sont mentionnés dans le Coran à de très nombreuses reprises. Cette notion rythme le message du prophète Mahomet, accompagne le musulman dans les actes de son quotidien, est un appel à la compassion, car Dieu est universel.
Il me semble qu’il est temps de guérir les blessures du corps et de l’âme, de revenir à Dieu, de redécouvrir la miséricorde. Pour accepter et vivre une telle miséricorde, nous devons revenir au sacrement de la pénitence et de la réconciliation, oubliée et peu pratiquée dans beaucoup de parties du monde, avec pour conséquence la perte du sens du péché.
Enfin, l’amour de Dieu à tout être humain est viscéral, maternel ; il est l’« l’utérus de la mère », selon la signification du mot juif « Rahman ».
Bon carême à tous et soyons compatissants et miséricordieux.
Père Théodore
mercredi 10 février 2016
Jubilé extraordinaire de la Miséricorde
Le Pape
annonce un jubilé de la Miséricorde qui sera bientôt mis en pratique.
« Personne ne peut être exclu de la Miséricorde de Dieu, dit le Saint
Père. L’Eglise est la maison qui nous accueille tous ».
« Miséricorde »
devient plus que jamais le mot clé de chaque bon croyant. Un peu de Miséricorde
rend le monde moins glacial et plus juste. L’Eglise préfère faire usage de la
médecine de la Miséricorde que de la sévérité. Les ecclésiastiques rappellent sans
cesse le besoin de se convertir, d’attendrir son cœur, de ne pas avoir peur de
pleurer. Nos sociétés, le système capitaliste sont sans pitié. Chacun défend
ses droits.
Les familles ont
donc besoin de miséricorde. Beaucoup de divorces viennent d’un manque de pardon.
Or Dieu nous pardonne tous nos péchés. La Miséricorde est aussi le maître-mot de
l’Evangile ; c’est le visage du Christ, et nous avons nous aussi le visage
de la Miséricorde divine. On doit être les canaux de cet amour et Jésus révèle
la surabondance de l’amour de Dieu. Non seulement Dieu nous aime, mais il veut que
nous retrouvions aussi la dignité. Dieu regarde avant tout en nous la personne.
A chacun alors
d'être miséricordieux envers les autres et de les aider, à leur tour, à se révéler. La Miséricorde nous incite à
l'indulgence et au pardon envers une personne capable d'une faute et de s’en
repentir. C’est la bonté de Dieu qui fait pardonner les fautes des hommes, pour
que puisse s’accomplir en lui les desseins d’amour de Dieu. Les hommes sont ainsi
eux aussi invités à pratiquer la miséricorde, car, créés par Dieu, leur cœur
est à l’image de celui du Seigneur.
Soyons
miséricordieux, car Dieu est miséricordieux envers l’Homme.
Père Théodore
vendredi 25 décembre 2015
jeudi 24 décembre 2015
mardi 22 décembre 2015
L'homme comme trait d'union entre la création et le Créateur (RCF - "Le Billet")
La théologie
chrétienne distingue les êtres humains du reste de la création, afin de reconnaître
la place et la responsabilité unique qu’a reçues l'homme au sein de la création
par rapport au Créateur. Cette distinction remonte au moins au quatrième siècle
avec Saint Grégoire de Nazianze, qui considérait l'homme comme le trait d'union
entre le monde matériel et le monde spirituel.
Cette
perspective anthropocentrique, qui s’inspire de la Révélation divine issue des
écritures judéo-chrétiennes, considère l'homme comme l'intendant de la
création. En effet, c'est à l'homme que Dieu a confié la responsabilité d'être
« économe » de la création : d’une part, d'après le commandement divin
qui impose de « cultiver et de garder la terre » (Gen. 2,15), et
d'autre part, selon l'exhortation
évangélique d'agir comme des « intendants fidèles et prudents de ce monde »
(Luc. 12,42). Pour la tradition chrétienne, l'environnement naturel n'est donc pas
une mine de ressources destinées à être exploitées par l'homme, de manière
égoïste et égocentrique, mais une création appelée à être en communion avec son
Créateur par l'intermédiaire de l'homme qui en est le gardien.
Une alliance est
ainsi nécessaire entre l'écologie contemporaine, entendue comme recherche
scientifique pour la protection et la survie de l'environnement naturel, et la
théologie, en tant que réflexion métaphysique sur des sujets religieux, afin de
cerner la profondeur spirituelle des
enjeux cruciaux de notre époque. C'est pourquoi nous invitons tous ceux qui sont sensibilisés par ce sujet à promouvoir l'idée
de la nécessité d'une résolution transdisciplinaire et synergique de ces défis
auxquels la planète fait face aujourd'hui.
Père Théodore
mardi 1 décembre 2015
Le Synode sur la famille de l’Eglise catholique, pour les divorcés remariés, ouvre-t-il la voie sur une solution ?
Le rapport du
Synode de l'Eglise sœur catholique ne remet pas en cause l’indissolubilité du
mariage, mais l’obligation pour les pasteurs de bien discerner les diverses
situations de ces couples.
Cette phrase
du Pape a été particulièrement appréciée : « Le premier devoir de l’Eglise
n’est pas celui de distribuer des condamnations ou des anathèmes, mais celui de
proclamer la miséricorde de Dieu ».
Pour sa part,
l’Eglise orthodoxe estime que le mariage est unique et indissoluble, même par
le veuvage. Cependant, elle a aussi conscience que l’échec peut intervenir dans
la vie et que l’amour peut aussi aboutir à un « raté ». Alors, par
« économie », elle tolère un second, voire un troisième mariage. Dans
ce cas, il est prévu que la cérémonie de
remariage ne soit pas le mariage proprement dit, mais une bénédiction spéciale qui
comporte de plus un net caractère pénitentiel. On prie lors de ces secondes
noces : « Accorde-leur la conversion du publicain, les larmes de la
courtisane, la confession du larron, afin que, pénitents de tout cœur, dans la
concorde et la paix, ils soient un jour trouvés dignes de ton céleste Royaume ».
Cette
disposition permet de manifester la miséricorde de Dieu, en ne forçant pas les
époux à adopter une vie héroïque de célibat honorable et à les couper du
soutien de l’Eglise et de ses sacrements, sachant qu’ils ont déjà la douleur de
voir leur mariage détruit par un échec traumatisant.
On soulignera
de ce fait le mot fort du Pape : « Il faut faire comme les orthodoxes ».
L’Eglise est là pour pardonner, non pour condamner. Elle veut ramener tous les
fidèles à son bercail. On a un Dieu du pardon, d’amour, miséricordieux ;
en bref, un vrai Père, absolu.
Père Théodore
vendredi 30 octobre 2015
Le mystère de la Toussaint, fête des morts (RCF - "Le Billet")
La naissance de
l’homme et sa mort, l’alpha et l’oméga de l’existence humaine, sont deux événements
mystérieux et redoutables. L’homme sait que tôt ou tard, il rencontrera la
mort, et cette éventualité lui rend l’existence plus pénible. Faut-il se
réconcilier avec la mort ? Bien entendu.
La mort,
certes, nous confronte avec le tragique de notre vie. Face à face. Elle nous
oblige, bon gré mal gré, à ressentir la vanité de la vie présente. Au regard de
l'éternité, la cruauté de la vie terrestre est insignifiante. La mort pousse à
se rappeler sans arrêt que la vie est éphémère, provisoire, passagère.
Mais Dieu est
le Créateur de la vie. Pour cette raison, la présence et l’existence de la mort
au sein de la création, selon la concession de Dieu, résulte du mystère de la
toute sagesse divine. Une vérité que chante l’hymnographe Théophane
Graptos :
« Ô Seigneur avec ta sagesse infinie,
dont la profondeur est inexprimable et non élucidée, tu définis les limites de
la vie, tu prévois la mort, tu transportes et installes tes serviteurs dans
l’autre vie ».
Dans l’Evangile
de Jean, Jésus affirme : « Je
suis la Résurrection et la vie » (Jn11, 25-26). Bonne nouvelle :
« Le Christ par sa mort, a terrassé la mort et a donné la vie éternelle au
monde ». Une pâques, un passage vers la maison du Père.
Il y a dans
le Christ mort et ressuscité, un lien mutuel et une solidarité entre les
vivants et les morts.
lundi 12 octobre 2015
L'écologie unit les Eglises orthodoxe et catholique (RCF - "Le Billet")
Depuis vingt ans,
Bartholomée Ier est très
mobilisé sur le thème de la sauvegarde de la Création, ce qui lui vaut le
surnom de « patriarche vert ».
Dès 1989, il décide
de consacrer le 1er septembre à la prière pour l'environnement et un office
liturgique commandé à un hymnographe du Mont Athos. En 1995, il lance à Patmos
une série de symposiums et de colloques internationaux avec pour thème « religion,
science et environnement ».
Il n'est donc
pas surprenant que la dernière encyclique papale (le « Laudato Si’ ») cite
longuement le patriarche. Celui-ci dit d’ailleurs partager avec le Pape un
« intérêt commun et une vision
commune pour la création de Dieu ».
Cependant, le 18 juin dernier fut la première fois qu’un prélat orthodoxe est
invité à participer au Vatican à la présentation de l'encyclique. Il a dit à
cette occasion :
« Dans la célébration de l'eucharistie, l'Eglise
offre à Dieu le monde matériel sous la forme
du pain de du vin. L'espace, le temps et la matière sont sanctifiés ;
ils sont élevés au Créateur avec reconnaissance comme ses dons à notre égard ;
la création est solennellement déclarée
don de Dieu et les êtres humains, au lieu d'agir en propriétaires de la
création, agissent en tant que ses prêtres, qui l'élèvent à la sainteté de la
vie divine ».
Voici un
œcuménisme qui appelle à affronter ensemble les problèmes existentiels les plus profonds de l'humanité. L'encyclique
du Pape est un appel à l'unité dans la prière pour l'environnement, dans la
conversation de nos cœurs et nos styles de vie pour respecter et aimer chacun
et chaque chose qui nous sont donnés par Dieu.
Nous Lui en sommes reconnaissants !
Père Theodore
lundi 14 septembre 2015
mardi 8 septembre 2015
La migration peut-elle élargir le sens de la solidarité et de la fraternité humaine ? (RCF - "Le Billet")
L'Eglise joue un rôle précieux dans son accueil continuel des migrants avec lesquels elle partage les dons de Dieu et de la foi. Elle a conscience que les migrants peuvent devenir des partenaires dans la construction d'une identité communautaire plus riche. Les facteurs qui provoquent la migration sont la guerre, l’inégalité, la pauvreté, la croissance démographique, les catastrophes climatiques, les persécutions et l'envie de se mouvoir en quête de nouvelles opportunités.
Les pays d’accueil tirent bénéfice de l'emploi des immigrés pour les besoins de la production et du bien-être national, tout en réduisant les lacunes que génère la crise démographique.
L'Eglise reste une mère sans limites et sans frontières. Elle promeut l'évangélisation dans son accompagnement des migrants pendant la durée de leur séjour, avec une écoute toute particulière à leurs besoins spirituels, qu’il s’agisse de la catéchèse, de la liturgie ou de la célébration des sacrements.
L'Eglise reste une communauté de fidèles qui reconnaît Jésus-Christ dans le visage de son prochain, où personne n'est inutile ni intrus. Le fait d'être créé à l'image et à la ressemblance de Dieu revient à dire que tout être humain est enfant de Dieu. L'image du Christ est donc imprimée en lui ! Il est le Christ. Accueillons ainsi nos frères dans nos bras, en leur apportant l'amour, le respect et la dignité.
Père Théodore
Les pays d’accueil tirent bénéfice de l'emploi des immigrés pour les besoins de la production et du bien-être national, tout en réduisant les lacunes que génère la crise démographique.
L'Eglise reste une mère sans limites et sans frontières. Elle promeut l'évangélisation dans son accompagnement des migrants pendant la durée de leur séjour, avec une écoute toute particulière à leurs besoins spirituels, qu’il s’agisse de la catéchèse, de la liturgie ou de la célébration des sacrements.
L'Eglise reste une communauté de fidèles qui reconnaît Jésus-Christ dans le visage de son prochain, où personne n'est inutile ni intrus. Le fait d'être créé à l'image et à la ressemblance de Dieu revient à dire que tout être humain est enfant de Dieu. L'image du Christ est donc imprimée en lui ! Il est le Christ. Accueillons ainsi nos frères dans nos bras, en leur apportant l'amour, le respect et la dignité.
Père Théodore
Inscription à :
Articles (Atom)
-
La tradition chrétienne considère Élie comme le plus grand des prophètes. Le mont Carmel, sur lequel il a offert le sacrifice et où le f...









