mercredi 10 février 2016

Jubilé extraordinaire de la Miséricorde

Le Pape annonce un jubilé de la Miséricorde qui sera bientôt mis en pratique. « Personne ne peut être exclu de la Miséricorde de Dieu, dit le Saint Père. L’Eglise est la maison qui nous accueille tous ».

« Miséricorde » devient plus que jamais le mot clé de chaque bon croyant. Un peu de Miséricorde rend le monde moins glacial et plus juste. L’Eglise préfère faire usage de la médecine de la Miséricorde que de la sévérité. Les ecclésiastiques rappellent sans cesse le besoin de se convertir, d’attendrir son cœur, de ne pas avoir peur de pleurer. Nos sociétés, le système capitaliste sont sans pitié. Chacun défend ses droits.

Les familles ont donc besoin de miséricorde. Beaucoup de divorces viennent d’un manque de pardon. Or Dieu nous pardonne tous nos péchés. La Miséricorde est aussi le maître-mot de l’Evangile ; c’est le visage du Christ, et nous avons nous aussi le visage de la Miséricorde divine. On doit être les canaux de cet amour et Jésus révèle la surabondance de l’amour de Dieu. Non seulement Dieu nous aime, mais il veut que nous retrouvions aussi la dignité. Dieu regarde avant tout en nous la personne.

A chacun alors d'être miséricordieux envers les autres et de les aider, à leur tour,  à se révéler. La Miséricorde nous incite à l'indulgence et au pardon envers une personne capable d'une faute et de s’en repentir. C’est la bonté de Dieu qui fait pardonner les fautes des hommes, pour que puisse s’accomplir en lui les desseins d’amour de Dieu. Les hommes sont ainsi eux aussi invités à pratiquer la miséricorde, car, créés par Dieu, leur cœur est à l’image de celui du Seigneur.

Soyons miséricordieux, car Dieu est miséricordieux envers l’Homme.


Père Théodore

mardi 22 décembre 2015

L'homme comme trait d'union entre la création et le Créateur (RCF - "Le Billet")

La théologie chrétienne distingue les êtres humains du reste de la création, afin de reconnaître la place et la responsabilité unique qu’a reçues l'homme au sein de la création par rapport au Créateur. Cette distinction remonte au moins au quatrième siècle avec Saint Grégoire de Nazianze, qui considérait l'homme comme le trait d'union entre le monde matériel et le monde spirituel.

Cette perspective anthropocentrique, qui s’inspire de la Révélation divine issue des écritures judéo-chrétiennes, considère l'homme comme l'intendant de la création. En effet, c'est à l'homme que Dieu a confié la responsabilité d'être « économe » de la création : d’une part, d'après le commandement divin qui impose de « cultiver et de garder la terre » (Gen. 2,15), et d'autre  part, selon l'exhortation évangélique d'agir comme des « intendants fidèles et prudents de ce monde » (Luc. 12,42). Pour la tradition chrétienne, l'environnement naturel n'est donc pas une mine de ressources destinées à être exploitées par l'homme, de manière égoïste et égocentrique, mais une création appelée à être en communion avec son Créateur par l'intermédiaire de l'homme qui en est le gardien.

Une alliance est ainsi nécessaire entre l'écologie contemporaine, entendue comme recherche scientifique pour la protection et la survie de l'environnement naturel, et la théologie, en tant que réflexion métaphysique sur des sujets religieux, afin de cerner la profondeur spirituelle  des enjeux cruciaux de notre époque. C'est pourquoi nous invitons tous ceux qui sont  sensibilisés par ce sujet à promouvoir l'idée de la nécessité d'une résolution transdisciplinaire et synergique de ces défis auxquels la planète fait face aujourd'hui.

                                                          Père Théodore 



mardi 1 décembre 2015

Le Synode sur la famille de l’Eglise catholique, pour les divorcés remariés, ouvre-t-il la voie sur une solution ?

Le rapport du Synode de l'Eglise sœur catholique ne remet pas en cause l’indissolubilité du mariage, mais l’obligation pour les pasteurs de bien discerner les diverses situations de ces couples.

Cette phrase du Pape a été particulièrement appréciée : « Le premier devoir de l’Eglise n’est pas celui de distribuer des condamnations ou des anathèmes, mais celui de proclamer la miséricorde de Dieu ».

Pour sa part, l’Eglise orthodoxe estime que le mariage est unique et indissoluble, même par le veuvage. Cependant, elle a aussi conscience que l’échec peut intervenir dans la vie et que l’amour peut aussi aboutir à un « raté ». Alors, par « économie », elle tolère un second, voire un troisième mariage. Dans ce cas, il est prévu que  la cérémonie de remariage ne soit pas le mariage proprement dit, mais une bénédiction spéciale qui comporte de plus un net caractère pénitentiel. On prie lors de ces secondes noces : « Accorde-leur la conversion du publicain, les larmes de la courtisane, la confession du larron, afin que, pénitents de tout cœur, dans la concorde et la paix, ils soient un jour trouvés dignes de ton céleste  Royaume ».

Cette disposition permet de manifester la miséricorde de Dieu, en ne forçant pas les époux à adopter une vie héroïque de célibat honorable et à les couper du soutien de l’Eglise et de ses sacrements, sachant qu’ils ont déjà la douleur de voir leur mariage détruit par un échec traumatisant.

On soulignera de ce fait le mot fort du Pape : « Il faut faire comme les orthodoxes ». L’Eglise est là pour pardonner, non pour condamner. Elle veut ramener tous les fidèles à son bercail. On a un Dieu du pardon, d’amour, miséricordieux ; en bref, un vrai Père, absolu.


Père Théodore

vendredi 30 octobre 2015

Le mystère de la Toussaint, fête des morts (RCF - "Le Billet")

La naissance de l’homme et sa mort, l’alpha et l’oméga de l’existence humaine, sont deux événements mystérieux et redoutables. L’homme sait que tôt ou tard, il rencontrera la mort, et cette éventualité lui rend l’existence plus pénible. Faut-il se réconcilier avec la mort ? Bien entendu.

La mort, certes, nous confronte avec le tragique de notre vie. Face à face. Elle nous oblige, bon gré mal gré, à ressentir la vanité de la vie présente. Au regard de l'éternité, la cruauté de la vie terrestre est insignifiante. La mort pousse à se rappeler sans arrêt que la vie est éphémère, provisoire, passagère.

Mais Dieu est le Créateur de la vie. Pour cette raison, la présence et l’existence de la mort au sein de la création, selon la concession de Dieu, résulte du mystère de la toute sagesse divine. Une vérité que chante l’hymnographe Théophane Graptos :

 « Ô Seigneur avec ta sagesse infinie, dont la profondeur est inexprimable et non élucidée, tu définis les limites de la vie, tu prévois la mort, tu transportes et installes tes serviteurs dans l’autre vie ».

Dans l’Evangile de Jean, Jésus  affirme : « Je suis la Résurrection et la vie » (Jn11, 25-26). Bonne nouvelle : « Le Christ par sa mort, a terrassé la mort et a donné la vie éternelle au monde ». Une pâques, un passage vers la maison du Père.

Il y a dans le Christ mort et ressuscité, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts.

lundi 12 octobre 2015

L'écologie unit les Eglises orthodoxe et catholique (RCF - "Le Billet")

Depuis vingt ans, Bartholomée Ier est très mobilisé sur le thème de la sauvegarde de la Création, ce qui lui vaut le surnom de « patriarche vert ».

Dès 1989, il décide de consacrer le 1er septembre à la prière pour l'environnement et un office liturgique commandé à un hymnographe du Mont Athos. En 1995, il lance à Patmos une série de symposiums et de colloques internationaux avec pour thème « religion, science et environnement ».

Il n'est donc pas surprenant que la dernière encyclique papale (le « Laudato Si’ ») cite longuement le patriarche. Celui-ci dit d’ailleurs partager avec le Pape un « intérêt commun  et une vision commune  pour la création de Dieu ». Cependant, le 18 juin dernier fut la première fois qu’un prélat orthodoxe est invité à participer au Vatican à la présentation de l'encyclique. Il a dit à cette occasion :

« Dans la célébration de l'eucharistie, l'Eglise offre à Dieu le monde matériel sous la forme  du pain de du vin. L'espace, le temps et la matière sont sanctifiés ; ils sont élevés au Créateur avec reconnaissance comme ses dons à notre égard ; la création est solennellement déclarée   don de Dieu et les êtres humains, au lieu d'agir en propriétaires de la création, agissent en tant que ses prêtres, qui l'élèvent à la sainteté de la vie divine ».

Voici un œcuménisme qui appelle à affronter ensemble les problèmes existentiels  les plus profonds de l'humanité. L'encyclique du Pape est un appel à l'unité dans la prière pour l'environnement, dans la conversation de nos cœurs et nos styles de vie pour respecter et aimer chacun et chaque chose qui nous sont donnés par Dieu.

Nous Lui en sommes reconnaissants !

Père Theodore


lundi 14 septembre 2015

Journées européennes du patrimoine à Bordeaux (19 et 20 septembre 2015)


Infos pratiques

Dates / Horaires :
samedi 19 septembre 2015 de 10h à 12h et de 15h à 19h
dimanche 20 septembre 2015 de 15h à 19h

Lieu :
Eglise orthodoxe grecque de Bordeaux
278 rue du Jardin Public
33300 Bordeaux

Visite: Gratuit

mardi 8 septembre 2015

La migration peut-elle élargir le sens de la solidarité et de la fraternité humaine ? (RCF - "Le Billet")

L'Eglise joue un rôle précieux dans son accueil continuel des migrants avec lesquels elle partage les dons de Dieu et de la foi. Elle a conscience que les migrants peuvent devenir des partenaires dans la construction d'une identité communautaire plus riche. Les facteurs qui provoquent la migration sont la guerre, l’inégalité, la pauvreté, la croissance démographique, les catastrophes climatiques, les persécutions et l'envie de se mouvoir en quête de nouvelles opportunités. 

Les pays d’accueil tirent bénéfice de l'emploi des immigrés pour les besoins de la production et du bien-être national, tout en réduisant les lacunes que génère la crise démographique. 

L'Eglise reste une mère sans limites et sans frontières. Elle promeut l'évangélisation dans son accompagnement des migrants pendant la durée de leur séjour, avec une écoute toute particulière à leurs besoins spirituels, qu’il s’agisse de la catéchèse, de la liturgie ou de la célébration des sacrements.

L'Eglise reste une communauté de fidèles qui reconnaît Jésus-Christ dans le visage de son prochain, où personne n'est inutile ni intrus. Le fait d'être créé à l'image et à la ressemblance de Dieu revient à dire que tout être humain est enfant de Dieu. L'image du Christ est donc imprimée en lui ! Il est le Christ. Accueillons ainsi nos frères dans nos bras, en leur apportant l'amour, le respect et la dignité. 

Père Théodore

samedi 25 juillet 2015

La cloche de l'église orthodoxe grecque de Bordeaux (Société Française de Campanologie)

Jean-Bernard Faivre de la Société Française de Campanologie s'est rendu à l'église orthodoxe grecque de Bordeaux pour répertorier notre cloche. Il y a découvert une inscription présente sur sa robe:

QUE LE NOM DU SEIGNEUR
SOIT BÉNI

FAITE PAR BERTA (le nom du fabricant)* A TOULOUSE LAN 13 AN 1804

Nous le remercions vivement pour ces magnifiques photographies.