jeudi 1 décembre 2016

Bartholomée, patriarche œcuménique, apôtre et visionnaire (RCF - "Le Billet")

C’est le titre du livre, traduit de l’anglais, qui vient de sortir à l’occasion du 25ème anniversaire de l’accession de Sa Sainteté au Trône de la Grande Eglise, celle qui tire sa filiation de l’apôtre André, premier des appelés. C’est en 1991 que Bartholomée devint patriarche œcuménique de Constantinople, une époque marquée par le séisme politique de la chute du Mur de Berlin un an auparavant.

Ce livre a été écrit par John Chryssavgis, un proche conseillé de Bartholomée, docteur en patrologie d’Oxford, et sa préface par le pape François, qui emprunte les mots de l’apôtre Paul pour dire à son homologue qu’il est un homme qui « chemine par la foi » (2 Cor. 5:7).

Le patriarche œcuménique impose le respect et l’admiration. A l’image du vrai « épiscope », il est à la fois digne et populaire. C’est aussi un polyglotte, qui parle, outre le grec, le français, l’anglais, l’italien, l’allemand et le turc. En bon pasteur, à l’image de celui qu’il sert, le Christ, il a une parole adaptée pour chaque situation et pour chaque public qu’il reçoit. Il est infatigable. Avec simplicité et agilité, il agit et réagit, instruit et apaise, dirige et accueille les fidèles et officiels, moines et ecclésiastiques, politiques, écrivains ou journalistes venant du monde entier.

Conscient des difficultés de son patriarcat dans ce cadre turc, il ne les occulte pas pour autant. Chef d’une petite communauté réduite à une poignée de milliers de fidèles orthodoxes vivant principalement à Constantinople, il est en même temps le patriarche œcuménique, celui qui dans la conscience de l’Eglise orthodoxe universelle est le « Primus inter pares ».

Il a la charge la plus difficile d’être, au sens le plus ontologique du terme, le « diacre » de l’unité panorthodoxe. Nous lui souhaitons une longue vie ! Is polla eti Despota !


Père Théodore