mardi 28 mars 2017

Origine de la fête de Pâques (RCF : "Le Billet")


Pour l’Occident, c’est la fête de Noël qui prédomine ; en revanche, en Orient c’est celle de Pâques, la fête des fêtes, l’événement le plus important de la foi chrétienne orthodoxe. Il faut dire que la fête de Pâques a des origines païennes très anciennes : celles de l’adoration du soleil ou des divinités associées.

Cependant, la Bible ne mentionne pas ou peu la fête pascale. Les origines des Pâques se trouvent principalement dans la fête de Pâque juive, puisque la passion et la résurrection du Christ eurent lieu à l’époque où les juifs célébraient leur Pâque.

Durant les premiers siècles, les chrétiens d’Orient et d’Occident ne fêtaient pas Pâques à la même date, les Eglises d’Orient restant proches des traditions juives. Ce fut au Concile de Nicée, en 327, que la date de Pâques et son calcul furent arrêtés. Par la suite, le pape Grégoire  XIII décida, le 4 octobre 1582, de passer au calendrier grégorien et de rattraper immédiatement 10 jours pour passer du 4 octobre au 15 octobre. Les Eglises d’Orient ont conservé le calendrier julien menant à une date différente pour Pâques dans la majorité des cas.

J’avoue que le calcul de la date de Pâques, connu sous le nom de « comput », est assez complexe. Il existe des tables traditionnelles, mais aussi des algorithmes plus mathématiques  pour la retrouver.

Mais l’essentiel reste que le Christ soit ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis. A Lui, gloire et puissance dans les siècles des siècles.



Père Théodore

lundi 13 mars 2017

Fête nationale grecque à Bruges (Dimanche 26 mars)

BRUGES (33) Fête le 25 Mars à l'occasion de la Fête Nationale 

COMMUNAUTE HELLENIQUE DE BORDEAUX ET DE LA REGION
ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΚΟΙΝΟΤΗΤΑ ΜΠΟΡΝΤΩ ΚΑΙ ΠΕΡΙΧΩΡΩΝ 




Siége Social : 95 RUE DUCAU – 33000 BORDEAUX
Adresse Administrative : 384, Avenue de Libération B.T. E 33110 LE BOUSCAT
Tél : : :05.24.60.33.02
Email : associationhellenique33@gmail.com
Présidente-Πρόεδρος
Mme Marie-Hélène Vounatsos 




vendredi 17 février 2017

Qu'est-ce que le carême pour les orthodoxes? (RCF: "Le Billet")


Le carême est un temps de préparation à la célébration de Pâques. Son but est de nous rendre  aptes à rejoindre le cœur de la foi qui est la mort et la résurrection  du Christ. Et nous sommes invités à vivre quarante jours de décantation, de mise à l'épreuve et de combat spirituel.

Le mot « carême » vient de « quarante ». Ce chiffre évoque plusieurs épisodes de la Bible : les 40 ans passés par le peuple hébreux dans le désert, entre l’Egypte opulente et la terre promise ; les 40 jours de marche d’Elie jusqu' à la montagne de Dieu, l’Horeb ; ou encore, les 40 jours passés par Jésus dans le désert, poussé par l’Esprit saint après son baptême.

Prendre du recul, se débarrasser de ce qui nous alourdit, accepter de faire une pause et de rejoindre quelque désert intérieur, s'alléger par le jeûne sont les conditions proposées pour nous mettre en marche vers une connaissance plus grande.

Il en est ainsi du corps et de l'âme purifiée, du mystère qui l’emporte sur tous les autres : la passion du Seigneur. De tels mystères exigent une dévotion sans défaillance et un respect sans relâche, de sorte que nous demeurions toujours sous le regard de Dieu.

Bonne route vers le triomphe de la résurrection de Jésus-Christ !


Père Théodore

mercredi 11 janvier 2017

Dieu s'est fait homme pour sauver les hommes (RCF - "Le Billet")


Jésus, Fils de Dieu, s’est fait proche de tout homme et l’invite à accepter son amour en toute liberté. Dieu nous invite à se tourner vers Lui avec le cœur pur d'un enfant.

Dans la grotte de la nativité, Dieu se montre à nous comme un enfant pour vaincre notre orgueil. Il s’est fait petit pour que nous puissions le comprendre, l’accueillir, l’aimer. Nous devons suivre sur ce chemin pour rencontrer le Seigneur avec le cœur et la foi.

La fête de Noël vise à rassembler les croyants et les non croyants. C’est un moment du don et du partage. Il réunit les familles et les  générations de bien des pays. Moment de fraternité et de réconciliation, message universel de paix et d’amour qui parle au cœur des hommes et se déploie comme un souffle d’espérance au milieu des violences de toute sorte.

Cher auditeurs, c’est dans cette perspective unique que je me permets de vous souhaiter un Noël « béni », parce chacun parmi vous aura compris ainsi la véritable signification de cette fête solennelle.

Seigneur, mon Christ, aujourd’hui tout le monde t’a offert quelque chose : les mages des dons, les Anges des cantiques de gloire. Les bergers sont venus s’incliner devant Toi, la terre   l'humanité et la Théotokos. Que pourrais-je bien t'offrir en ce jour ? Le Christ a répondu à saint Jérôme : « Je veux tes pêchés, je veux t’enlever le poids de tes pêchés ! »

Quel Dieu d’amour, philanthrope, compatissant !


Père Théodore

samedi 24 décembre 2016

Message de Noël du Patriarche oecuménique Bartholomée Ier

† Bartholomée par la grâce de dieu archevêque de constantinople, Nouvelle Rome, et patriarche œcuménique,
tout le plérôme de l’Église grâce, miséricorde et paix du christ sauveur né à Bethléem
* * *
« L’incarnation du Christ m’est une nouvelle création ».
Frères et Enfants bien-aimés dans le Seigneur,
Nous louons et glorifions Dieu dans la Trinité qui, cette année encore, nous a permis d’arriver à la solennité de la Naissance selon la chair du Fils et Verbe de Dieu le Père « dans l’obscurité de Bethléem ».
La sainte Église, celle dont le Christ incarné « a pris la chair », la rendant « parure du monde », fête remplie de joie. Elle tressaillit pour les bénédictions divines dont le genre humain, mais aussi « la création » furent gratifiés. « L’univers en ce jour d’allégresse est comblé, car le Christ est né de la Vierge ».
Contrairement au « premier moteur immobile » des Anciens, notre Dieu est en soi communion d’amour, évoluant dans le temps dans un élan d’amour pour l’homme et le monde. « Voici ce qu’est l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous aimés ».
Le Verbe éternel du Père qui a donné à l’homme l’ « être », par Son Incarnation lui fait don du « bien-être ». « Telle est pour nous la solennité, telle est la fête que nous célébrons aujourd’hui : c’est la venue de Dieu chez les hommes, afin que nous partions pour nous rendre chez Dieu, ou que nous y revenions (…) afin que nous déposions le vieil homme et revêtions le nouveau, et, de même que nous sommes morts en Adam, que nous vivions de même dans le Christ, naissant nous aussi avec le Christ, étant crucifiés avec lui, étant ensevelis avec lui, et ressuscitant avec lui ». Le chemin de déification par grâce est désormais ouvert à tout être humain venant au monde. Nous sommes tous « contenus en Dieu ». « Il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus l’homme et la femme ; car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus Christ ».
Malheureusement, l’Évangile de Noël est de nouveau prêché dans un monde où retentit le bruit des armes, où dominent l’inégalité et l’injustice sociale. La situation est intolérable pour les innombrables enfants victimes de conflits armés, d’états de désordre, d’exploitations de toute sorte, de persécutions et de discriminations, de famine, d’indigence et de privations douloureuses.
En avril dernier, nous avons eu l’occasion, avec Sa Sainteté le pape François et Sa Béatitude l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, de constater de visu à Lesbos les tribulations des réfugiés et des migrants, surtout les problèmes aigus des enfants éprouvés, les victimes innocentes et sans défense de la violence guerrière, des discriminations raciales et religieuses, et de l’injustice, dont le nombre ne cesse de croître.
La solennité du Verbe de Dieu incarné pour nous, Christ enfant que le pouvoir séculier cherche à « faire périr » selon l’évangéliste Matthieu, nous interpelle ; elle nous appelle à veiller sur les enfants, à défendre ces victimes vulnérables et à respecter le caractère sacré de l’enfance.
Certes, dans les pays du monde économiquement développé et politiquement plus stable, les enfants et leurs âmes sensibles sont aussi menacés par la grande crise du mariage et de la famille, par des interventions variées, ainsi que par l’exercice de violence physique et psychique. L’âme enfantine est altérée par le rôle catalyseur que jouent dans leur vie les médias électroniques, surtout la télévision et l’internet, et par le changement radical de l’environnement communicationnel. L’économisme effréné les transforme très tôt en consommateurs et l’eudémonisme fait très rapidement disparaître l’innocence enfantine.
En vue de ces dangers, le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, s’adressant « avec amour et tendresse » aux enfants et aux jeunes, dit dans son Encyclique : « Parmi les multiples définitions contradictoires à propos de l’enfance, notre très-sainte Église souligne les paroles de notre Seigneur si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux et qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera point[, de même que notre Sauveur le dit à propos de ceux qui empêchent les enfants de venir à Sa suite et de ceux qui les scandalisent».
Le mystère de Noël est condensé dans les paroles du Kontakion de la fête : « Car en ce monde vient pour nous un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles ». Le Dieu Verbe, en tant qu’enfant et l’enfant en tant que Dieu est révélé aux humains au « cœur pur » et ayant la simplicité de l’enfance. Les enfants comprennent des vérités qu’il est impossible aux « sages et intelligents » d’aborder. Comme Elytis le note : « Ce n’est que par des enfants que tu construis Sion».
Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur,
Nous lançons un appel à tous de respecter l’identité et la sacralité de l’enfance. Face à la crise mondiale des réfugiés, qui viole surtout les droits des enfants, face au fléau de la mortalité infantile, à la famine, au travail des enfants, aux blessures corporelles et à la violence psychologique, mais aussi face aux risques d’altération de l’âme enfantine en raison de leur exposition incontrôlée à l’influence des médias électroniques de communication et de leur assujettissement au consumérisme, nous proclamons 2017, Année de protection du caractère sacré de l’enfance, appelant tout le monde à reconnaître et à respecter les droits et l’intégrité des enfants.
Comme un autre document important du saint et grand Concile le souligne, la parole de l’Église du Christ « envers le monde n’a pas comme but principal de dénoncer, de juger ou de condamner le monde, mais de lui procurer comme guide l’Évangile du Royaume de Dieu, l’espoir et la certitude que le mal, sous n’importe quelle forme, n’a pas le dernier mot dans l’histoire et qu’il ne faut pas lui laisser diriger son parcours ».
Dans l’humilité et la componction, nous prosternant devant notre Sauveur qui « nous a visités venu d’en haut », entonnant par des chants divinement inspirés la grandeur de l’économie divine à notre faveur, fléchissant le genou devant la toute-sainte Mère de Dieu portant l’Enfant, depuis le Phanar à la lumière inextinguible, nous adressons le salut festif « le Christ vient au monde, glorifiez-le, le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre » aux fidèles proches et lointains de l’Église de Constantinople et leur envoyons nos vœux paternels et notre bénédiction patriarcale.
« Nous fortifiant dans la grâce qui est dans le Christ Jésus », dans la concorde, la foi et l’amour sincère, engageons tous le bon combat de la nouvelle vie dans l’Église, obéissant aux commandements du Seigneur, Lui qui sera avec nous « tous les jours jusqu’à la fin des temps ».
Noël 2016
† Bartholomée de Constantinople
fervent intercesseur de vous tous en Dieu”

jeudi 1 décembre 2016

Bartholomée, patriarche œcuménique, apôtre et visionnaire (RCF - "Le Billet")


C’est le titre du livre, traduit de l’anglais, qui vient de sortir à l’occasion du 25ème anniversaire de l’accession de Sa Sainteté au Trône de la Grande Eglise, celle qui tire sa filiation de l’apôtre André, premier des appelés. C’est en 1991 que Bartholomée devint patriarche œcuménique de Constantinople, une époque marquée par le séisme politique de la chute du Mur de Berlin un an auparavant.

Ce livre a été écrit par John Chryssavgis, un proche conseillé de Bartholomée, docteur en patrologie d’Oxford, et sa préface par le pape François, qui emprunte les mots de l’apôtre Paul pour dire à son homologue qu’il est un homme qui « chemine par la foi » (2 Cor. 5:7).

Le patriarche œcuménique impose le respect et l’admiration. A l’image du vrai « épiscope », il est à la fois digne et populaire. C’est aussi un polyglotte, qui parle, outre le grec, le français, l’anglais, l’italien, l’allemand et le turc. En bon pasteur, à l’image de celui qu’il sert, le Christ, il a une parole adaptée pour chaque situation et pour chaque public qu’il reçoit. Il est infatigable. Avec simplicité et agilité, il agit et réagit, instruit et apaise, dirige et accueille les fidèles et officiels, moines et ecclésiastiques, politiques, écrivains ou journalistes venant du monde entier.

Conscient des difficultés de son patriarcat dans ce cadre turc, il ne les occulte pas pour autant. Chef d’une petite communauté réduite à une poignée de milliers de fidèles orthodoxes vivant principalement à Constantinople, il est en même temps le patriarche œcuménique, celui qui dans la conscience de l’Eglise orthodoxe universelle est le « Primus inter pares ».

Il a la charge la plus difficile d’être, au sens le plus ontologique du terme, le « diacre » de l’unité panorthodoxe. Nous lui souhaitons une longue vie ! Is polla eti Despota !


Père Théodore

lundi 14 novembre 2016

Viziunea morții în lumina Sfinților Părinți ai Bisericii


Le livre du Père Théodore, La vision de la mort à la lumière des Pères de l'Eglise, a paru en traduction roumaine aux éditions Doxologia (collection "Agora"). Il est disponible à cette adresse : https://edituradoxologia.ro/viziunea-mortii-lumina-sfintilor-parinti-ai-bisericii  

Un extrait de 25 pages du livre est consultable sur le même site: https://edituradoxologia.ro/sites/default/files/pdf/2016/11/viziunea_mortii_extras.pdf

Résumé en roumain

Într-adevăr, materialismului extrem, care consideră moartea ca fiind punctul final al vieții, i se opun credința creștină și exprimarea sau experiența sa, în Biserica Ortodoxă, prin mijlocirea unei tradiții scripturistice, liturgice, ascetice și duhovnicești, adiind ca un vânt aducător de nădejde.
Printr-un exercițiu de o mare limpezime, părinteleTheodore Papanicolaou propune o reflecție foarte actuală, cu privire la statutul morții în societățile noastre contemporane. Într-adevăr, într-un timp în care imaginea devine suportul de comunicare prin excelență, vederea morții este cel mai adesea legată de o reprezentare artistică, expresie a violenței unei lumi lipsite de repere. Cu toate acestea, în moartea lui Hristos, moartea își modelează un chip, al Celui Înviat, ceea ce-i face apropierea mai suportabilă. Ea este imaginea unui nou început. Desigur, durerile și suferințele legate de...

lundi 24 octobre 2016

Synodalité et primauté: vers une compréhension mutuelle des Eglises soeurs (RCF - "Le Billet")


L’unité des Eglises d’Orient et d’Occident au cours du premier millénaire, même si elle fut parfois compliquée, représente un point de référence nécessaire et une puissante source d’inspiration pour les catholiques et les orthodoxes. C’est la conclusion qui est ressortie du document final adopté et signé à l’issue de la 14e rencontre des membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre les deux Eglises, qui s’est déroulée du 16 au 21 septembre 2016, à Francavilla al Mare, en Italie.

Ce document examine le rapport entre la synodalité et la primauté dans la vie de l’Eglise ; une question qui a joué un rôle important dans la division entre orthodoxes et catholiques. Ces derniers cherchent à panser les plaies de leur séparation en ce début du troisième millénaire, en observant notamment comment la primauté, la synodalité et l’interrelation peuvent être prises en compte et sont exercées aujourd’hui et à l’avenir.

Cet héritage commun de principes théologiques, de dispositions canoniques et de pratiques  liturgiques issus du premier millénaire, constitue une base de dialogue solide qui facilite le rapprochement et la compréhension mutuelle entre les deux Eglises.

Peut-on espérer dans un avenir proche l’Unité dans la diversité de nos Eglises sœurs ?

Que Dieu, notre Sauveur, bénisse ces initiatives qui sont signes de bonne volonté !


Père Théodore

lundi 19 septembre 2016

Journée mondiale de la prière pour la sauvegarde de la création (RCF - "Le Billet")

Le 1er septembre est la « journée mondiale de la prière pour la protection de la création, la sauvegarde de la maison commune » (oikos). Les chefs des Eglises catholique et orthodoxe nous demandent de pratiquer « de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme, et qui sont présents dans toutes les créations essayant de construire un monde meilleure ».

Dieu nous a fait don d'un jardin luxuriant, mais nous sommes entrain de le transformer en une  étendue polluée de décombres et de saletés. Ce sont les pauvres du monde qui en subissent déjà les effets. Faut-il répéter le mot du Patriarche Bartholomée : « Répondons-nous du mal que nous faisons à notre maison commune ? ». Ou celui du pape François qui rappelle que « les gouvernements ont le devoir de respecter les engagements qu’ils ont pris » (une  façon d’appuyer la ratification de l’accord de Paris qui se fait attendre de la part de nombreux signataires).

Saint Pierre Chrysologue disait : « L’écologie n’a pas sa fin en elle-même mais en fonction de l’homme ». Si l’homme a été créé à l’image de Dieu, sa souveraineté sur le cosmos ne signifie pas le triomphalisme de l’espèce, mais l’association de sa responsabilité envers les plus démunis, la conversion écologique de nos vies quotidiennes ainsi que de celle de l’économie  et de la politique.

Père Théodore