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jeudi 28 avril 2011
4E - Chaîne TV de l'Eglise Orthodoxe de Grèce
Pour suivre en direct les émissions de la chaîne de l'Eglise Orthodoxe de Grèce "4E", cliquez sur le lecteur video ci-dessous:
La descente du Christ dans l’Hadès
L'iconographie byzantine est fidèle aux dogmes de l'Eglise, à son enseignement, à son adoration. Elle représente, d’une manière extraordinaire, la Résurrection après la descente du Seigneur dans l’Hadès. Car c’est en descendant dans l’Hadès que s’accomplit la Résurrection des âmes et que l’Hadès fut fait prisonnier : Adam fut appelé, la malédiction fut mortifiée, Eve fut libérée ; la mort est morte et nous fûmes vivifiés.
Sur les indications du hiéromoine iconographe grec Denis de Fourna d'Agrafa, la descente dans l’Hadès est racontée ainsi:
« Monts et montagnes surplombent une grotte obscure, et les anges comme des éclairs attachent avec des chaînes Belzébuth, l'archonte de l'obscurité, le frappent, le déchirent et le persécutent. De nombreuses serrures brisées et les portes de l’Hadès avec leurs leviers sont jetées à terre. Le Christ marche sur tout cela. Il tient Adam avec Sa main droite et Eve avec Sa main gauche. Saint Jean le Prodrome à sa droite montre le Christ. David est à côté de Lui, ainsi que les autres rois couronnés ; à sa gauche, les prophètes Jean, Esaü, Jérémie et le juste Abel et d'autres également couronnés. Il y a une lumière cyclique infiniment puissante et de nombreux anges ».
L'hagiographe Denis décrit les celliers, les entrailles de l’Hadès, lieux où se sont déroulés le salut d’Adam et la destruction de la mort. L’Hadès se présente ici comme un abysse noir, une grotte obscure. En son centre, le Christ trône avec toute sa gloire : Son visage est austère, mais philanthrope ; Ses vêtements sont lumineux et éblouissants ; Il est entièrement entouré d'une auréole lumineuse ovale, formée par des rayons qui symbolisent Sa divinité, la lumière de la grâce incréé, l'espace éclairé de la « Présence du Seigneur dans la gloire ». L'obscurité de l’Hadès est remplie de la lumière du Christ, lumière éternelle de la Résurrection qui, à travers la peinture, exprime tous les sens sacrés et symboliques et récite en images l'hymne la plus connue et la plus chantée : « Christ est ressuscité des morts, Il a détruit la mort par la mort, donnant la vie à ceux qui se sont endormis ».
Père Théodore
lundi 25 avril 2011
jeudi 21 avril 2011
Le Christ est-il ressuscité des morts ?
« Il est ressuscité, il n'est pas ici, voici la tombe où on l'avait mis » (Marc 16, 6).
« Vraiment, le Seigneur a été ressuscité des morts, c'est le début de ceux qui se sont endormis » (A' Cor.15, 90).
« Il a été livré pour nos fautes, il est ressuscité pour notre justification » (Rom.4, 25).
« Hadès, de t'avoir rencontré dans les entrailles de la terre, s'est attristé » (Essai 14, 9).
« Maintenant tout est accompli par la lumière, le ciel, la terre et les enfers [...] Avançons tenant la lumière pour aller à la rencontre du Christ qui vient de la tombe [...] Nous fêtons la mortification de la mort, la démolition de l'Hadès ».
Déjà certains philosophes prédirent l’avènement d'un Messie. Dans sa République (Η Πολιτεία), Platon fait le portrait d’une personne qui corrobore avec l’image christique :
« [...] il doit se dépouiller de tout, sauf de la justice [...] sans qu'il fasse du mal à personne; il sera considéré comme le plus injuste, afin que sa justice soit éprouvée […] mais il restera inébranlable jusqu'à la mort; se considérant injuste dans toute sa vie, bien qu’il était juste [...] il sera flagellé, torturé, et en mourant, subissant tous les maux, il sera crucifié sur le bois ».
Dans la pièce d’Eschyle, le Prométhée Enchaîné, figure la prédiction du personnage éponyme qui, attaché au Caucase suite à son insulte commis envers Zeus, sera libéré par l’intervention d’une incarnation céleste, fils de Dieu et né d'une façon surnaturelle. Celui-ci fera disparaître la force et le pouvoir des dieux idolâtres ; et par sa volonté, il descendra dans les obscurités répulsives de l'Hadès, pour devenir la victime expiatoire et libérer celui qui est attaché pour les péchés de l'homme. De nombreux textes philosophiques et bibliques ont commencé ainsi à décrire avant la lettre la personne du Messie.
Les prédictions et les oracles des prophètes se sont finalement avérés exacts. Avec sa venue, Jésus a recouvert la porte fermée du paradis et a donné à chacun la possibilité d'être le citoyen du nouveau monde, membre du royaume de Dieu.
« Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés », disait St J. Damascène.
« Le Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie; la vie triomphe et personne ne sera dans les tombeaux », disait St J. Chrysostome.
Christ est ressuscité!
En vérité il est ressuscité!
Père Théodore
lundi 18 avril 2011
vendredi 15 avril 2011
Pourquoi les chrétiens n'ont-ils pas la même date de Pâques?
En 325, le synode de Nicée fixe comme règle que "Pâques a lieu le premier dimanche qui suit la première pleine lune du printemps". A cette époque, on situait l’équinoxe de printemps le 21 mars, mais les astronomes ont démontré plus tard qu’il débutait en réalité lorsque la nuit et le jour ont une durée identique. Pourquoi la date pascale des chrétiens occidentaux ne coïncide-elle pas toujours avec celle des chrétiens orientaux?
La date de la Pâques orthodoxe est calculée selon le calendrier julien, utilisé à partir de 45 avant J.-C., alors que celle de la Pâques catholique d’après le calendrier grégorien, dont le pape Grégoire XIII a décrété l’adoption par l' Eglise catholique romaine en 1582. Le calendrier julien retarde d'environ trois jours tous les quatre siècles par rapport au soleil. En 1582, les calendriers julien et grégorien observèrent un décalage de dix jours. De 1901 à 2099, le calendrier julien va accuser un retard de treize jours sur le calendrier grégorien.
L'Eglise orientale a conservé le calendrier julien pour fixer toutes ou certaines de leurs fêtes. Les Grecs orthodoxes utilisent le calendrier grégorien pour les fêtes à date fixe (Noël) et le calendrier julien pour les fêtes à date mobile (Pâques) ; tandis que les Russes ont conservé le calendrier julien pour toutes leurs fêtes, d'où le décalage de la date de Noël qui, pour eux, a lieu le 7 janvier.
Fixer la date de Pâques suppose d'abord de régler, une fois pour toute, le calcul de la date, mais aussi une volonté ecclésiale de l’appliquer à tous.
La première difficulté fut définitivement réglée au cours de l'époque moderne. La mécanique céleste permet désormais d’établir des éphémérides précises qui donnent les phases lunaires, et du coup, la date de la Pâques dans le calendrier en usage, c'est-à-dire le calendrier grégorien.
La seconde difficulté persiste. En effet, bien que la date de Pâques puisse dorénavant être déterminée sans difficulté selon la règle décidée au concile de Nicée, seules les Eglises catholique et protestante suivent le calendrier grégorien. Les églises orthodoxes continuent de fixer la date de la Pâques d’après le calendrier julien, à l'aide des anciennes tables donnant les phases lunaires. Le refus d'adopter pour la liturgie le calendrier julien réformé qu'est le calendrier grégorien tient, pour une part, à la division entre les chrétiens d'Orient et ceux de l'Occident. Il y a aussi le repli culturel et politique face à la culture occidentale marquée par les sciences et les techniques, laquelle, en quelques siècles, s'est imposée comme référence au monde entier.
A nous qui vivons en Europe occidentale et qui, de ce fait, ressentons peut-être plus particulièrement la non célébration commune de Pâques, il appartient d'œuvrer activement afin que l'Eglise Orthodoxe puisse à terme fêter Pâques avec tous les chrétiens.
Père Théodore
vendredi 8 avril 2011
jeudi 7 avril 2011
Les religions peuvent-elles contribuer à la construction de la paix ?
D’après le propos de notre Patriarche Œcuménique, la rencontre des croyants des différentes confessions et des grandes familles religieuses doit nous aider, je cite, « à la promotion et à l’accélération des changements nécessaires, afin d’obtenir la paix dans le monde, la prévention de la violence et de la guerre, ainsi que la protection de l’environnement ».
La religion fonctionne comme une institution médiatrice pour la paix au cœur de plusieurs conflits, en même temps qu’elle apparaît comme le casus belli dans plusieurs parties du monde. Ce paradoxe fait qu’elle est déchirée entre les passions les plus guerrières et les actions les plus pacificatrices.
Bartholomée Ier dit d’autre part que « la meilleure place pour la gestation des changements se trouve dans le cœur de l’homme » car, lorsqu’il est nourri par la foi, celui-ci dicte la paix avec Dieu, l’humanité et toute la création. Il est essentiel que nous gardions à l’esprit les grands idéaux : l’âme et la paix ; ils constituent notre vocation la plus intime, aux aspirations les plus profondes du cœur humain et, en un seul mot, à notre être de femmes et d’hommes de la religion. Les religions doivent trouver en elles-mêmes la force spirituelle qui leur permettra d’aider l’humanité aujourd’hui et de la conduire vers la solidarité et la paix.
De plus, pour un chrétien, il faut aimer tout homme, car c’est le Christ que nous aimons en chaque personne. Aimer chaque personne comme soi-même, faire aux autres ce que l’on voudrait qu’ils nous fassent, et ne pas leur faire ce que nous ne voudrions pas qu’ils nous fassent : c’est ce qu’on appelle « la règle d’or », que Gandhi a exprimée en ces mots: « Vous et moi nous sommes une et même chose. Je ne puis pas vous faire mal sans me faire mal à moi-même ». Bouddha s’est dressé sur le champ de bataille et s’est entreposé personnellement pour éviter la guerre entre les peuples et les religions. Jésus a agi de même lorsqu’il dit qu’il n’y a « pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » et la crucifixion est la mise en pratique de ses paroles.
Enfin, que la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence garde nos cœurs et nos pensées en Jésus Christ. Que le combat irénique pour édifier des communautés équitables et pacifiques d’hommes et de femmes devienne l’un de nos principaux soucis, dans la certitude que Dieu lui-même est paix et qu’Il est toujours aux côtés des bâtisseurs de la paix, qu’Il les inspire et les soutient dans cette lutte.
Père Théodore
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