vendredi 4 février 2011

Visite irénique de l’Archevêque d’Athènes, Mgr Jérôme, au patriarcat orthodoxe d’Antioche

                                                            
Du 20 au 31 janvier 2011, l’Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Monseigneur Jérôme, a effectué une visite au Patriarche grec d’Antioche, en commençant par le siège du Patriarcat à Damas. Ce déplacement à l’étranger fait partie des visites iréniques qu’effectue chaque nouveau primat d’une Eglise orthodoxe autocéphale aux différents primats des Eglises orthodoxes locales.

 « Je sens une grande crainte et émotion quand je pense que nos racines viennent d’ici et que c’est là que nous avons reçu le nom de « chrétiens ». Notre visite est le renouvellement de nos relations, l’affirmation de notre amour et de rester unis en tant que chrétiens. L’Eglise de Grèce souhaite poursuivre le dialogue entre nos deux Eglises, dans la charité et la vérité », a déclaré Monseigneur Jérôme au Patriarche Syriaque orthodoxe Zaka. Ce dernier l’a remercié pour son aide apportée à la formation cléricale et ecclésiale des clercs de l’Eglise Syriaque orthodoxe, et a signalé aussi que « la langue grecque est devenue une langue officielle dans [son] institut de théologie ».

Il me semble que d’informer, de partager, de sensibiliser, de conscientiser, de communiquer par la parole et l’image, – une diaconie de témoignages pour cultiver et nourrir le « discernement » et « la communion » –, proposent des échelles de réflexions sur des questions qui font débat et qui pourraient être d’intérêt pour le plérôme de l’Eglise orthodoxe, et en général de l’Eglise Chrétienne. Ce n’est que par le dialogue fraternel et sincère, cordial et vrai que l’on peut rétablir l’Unité de nos Eglises et parvenir à une Eglise du Christ unique, apostolique et universelle.

Père Théodore

jeudi 27 janvier 2011

Message aux chrétiens persécutés dans le monde

                            (Photo site DEP ; Carte et Index de persécution, © Portes Ouvertes)
                 
                  Le 31 octobre 2010, le Conseil des Eglises chrétiennes de France a envoyé un message aux chrétiens pour signaler que l’attaque si brutale dans la Cathédrale de Bagdad n’est malheureusement pas un fait isolé. A travers le monde, de nombreux chrétiens de toutes les confessions font l’objet d’intimidations, de menaces, d’attaques qui sont devenues une banalité de leur quotidien. Trop souvent des crimes pour motif religieux sont commis dans l’indifférence générale. L’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France a dit : « Jamais l’usage de la force n’a conduit  à la paix qui, plus que jamais aujourd’hui, est une nécessité vitale pour tous les peuples ». 
Seule la reconnaissance de l’autre est la clé qui ouvre la porte de la paix. Il me semble que reconnaître l’autre dans ce qu’il est et dans ce qu’il représente, c’est lui reconnaître le droit à la vie. Et le droit à la vie, digne et paisible, est un droit essentiel et sacré pour chaque personne, car la vie est un don de Dieu dont nous sommes les dépositaires, mais point ceux qui peuvent en disposer à notre guise. La paix reste l’unique chemin de salut, si elle est fondée sur la justice et le courage de part et d’autre. En déplorant les pertes humaines de ces derniers jours, on appelle la communauté internationale à prendre conscience de la gravité de la situation.
On prie notre Seigneur et notre Dieu, qui est un Dieu d’amour, d’inspirer tous les cœurs et les esprits pour qu’ils œuvrent en faveur de la tolérance, de la reconnaissance de l’autre, de la coexistence, de la paix et de l’amour entre les peuples dans le monde entier.
              Dans cette attente, qu’Il soit notre réconfort et renouvelle notre espérance dans la foi.
              Que la paix soit parmi nous !


Père Théodore

lundi 17 janvier 2011

La Semaine de l’Unité des Eglises chrétiennes

                                                              
Le monde présentait et présente une diversité qui, avec un esprit fraternel, donne une richesse qu’exprime la recherche de communion entre les Catholiques, les Protestants, les Orthodoxes et les Anglicans.
Avec l’aide et la volonté de Dieu, peu à peu l’unité se construit par la prise de conscience de ce qui se vit dans la foi reçue par le baptême, par la prière et par l’appel à la conversion adressés par chaque Eglise, par la relecture patiente de l’histoire pour résoudre les problèmes de division, et par l’acceptation de divergences légitimes. Ainsi un dialogue s’ouvre dans le respect des différences qui permet d’accroître une réelle communion, partageant tous la même foi en Dieu.
Il y a bien une Eglise unique, et pourtant nous connaissons ses divisions internes. Plusieurs déchirures se sont produites. Eglise unique mais qui n’est plus unie… Malgré leurs séparations, les chrétiens peuvent encore donner un témoignage commun face aux grands défis du temps présent.
L’œcuménisme est une réalité incontournable. Rien ne peut arrêter la dynamique engagée que soutient l’esprit de Dieu, plus fort que toutes les ruptures. Il y a une volonté commune et irréversible de rétablir l’unité des chrétiens dans le monde. La semaine de prière pour l’unité est un sentiment d’urgence qui habite le cœur des chrétiens. Avec le Christ, ceux que la haine habitait peuvent trouver désormais un chemin de réconciliation. Avec le Christ, ceux que tout séparait peuvent trouver la joie de vivre en frères. De tout cela, c’est vous qui en êtes les témoins.
Vendredi 21 janvier, à 18h, à notre église, nous vous attendons, frères chrétiens, pour partager la même foi, l’amour entre nous, la prière que « tous soient un, comme Dieu est un, unique et indivisible ». Le père Jean Rouet a écrit : « À Constantinople, j’ai retrouvé mon second poumon, Orient et Occident ensemble : quel beau témoignage pourrions-nous donner de la beauté du Christ ! »

Père Théodore

vendredi 14 janvier 2011

Conférence à l'Université du Troisième Âge

                                                                          

L' Université du Troisième Âge a classé la conférence sur "Les Repères historiques de l'Orthodoxie" du père Théodore troisième de l' année 2010. Celui-ci se réjouit de cette distinction honorable et souhaite la partager avec ses fidèles paroissiens.

jeudi 6 janvier 2011

La Théophanie ou l’Epiphanie




Il est certain que les chrétiens de l’ancienne Eglise fêtaient le jour de l’Epiphanie comme la naissance et le baptême du Christ, comme la manifestation de Dieu. Ce n’est qu’à partir du VIe siècle que les deux fêtes furent séparées. En Occident cependant, la Théophanie fêtent les Rois Mages, et le baptême du Christ est célébré le dimanche suivant. Chez les Orthodoxes, le 7 janvier consacre la fête de St Jean le prodrome ; il est à la fois le prophète, le précurseur, le témoin ; mais il n’était pas la lumière, mais le témoin de la lumière.

Le Christ en descendant dans le Jourdain sanctifie l’eau. En acceptant le baptême, Lui seul est sans péché ; toute la nature a été régénérée et le baptême prend un nouveau sens : celui « de la mort et de la résurrection ». Ainsi le prêtre appelle l’Esprit Saint en plongeant par trois fois la croix dans les eaux. Cette eau devient sainte et précieuse pour les fidèles qui la boivent et avec laquelle ils bénissent  leurs maisons. Jésus a reçu le témoignage du Père : « Tu es mon fils bien-aimé... ». Et l’Esprit Saint, sous forme de colombe, est descendu sur Lui. Ainsi s’est manifestée la Sainte Trinité. Maintenant Jésus pouvait commencer sa mission en proclamant que le Royaume de Dieu est proche.

« Lors de ton baptême dans le Jourdain, Seigneur, dit l’hymne orthodoxe, s’est manifestée l’adoration due à la Sainte Trinité ; car la voix du Père te rendait témoignage en te nommant Fils bien-aimé ; et l’Esprit sous forme de colombe confirmait la certitude de cette parole. Christ Dieu, Tu es apparu et Tu as illuminé le monde, gloire à toi ».

Par le baptême l’homme passe de la mort à la vie. Grâce à l’immersion dans cette eau, l’homme participe à la mort et à la résurrection du Christ. Saint Paul nous dit : « Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême afin que, comme le Christ ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchons dans la nouvelle Vie » (Rom.6, 4).

Encore et toujours une bonne et heureuse année 2011 !

Chronia polla !

Père Théodore

mercredi 29 décembre 2010

Message à l’occasion de la nouvelle année 2011

L’homme fut vraiment crée pour ce qui est réellement grand, pour l’infini. Tout le reste est insuffisant, insatisfaisant. St Augustin avait raison : « Notre cœur est inquiet tant qu’il ne repose en Toi, Seigneur ». Dieu est la vie et pour cela, chaque créature tend vers la vie. D’une façon unique et spéciale, la personne humaine, faite à l’image et à la ressemblance de Dieu, aspire à l’amour, à la joie et à la paix.
C’est un contresens de prétendre éliminer Dieu pour faire vivre l’homme ! Dieu est la source de la vie : L’éliminer équivaut à se séparer de cette source et inévitablement à se priver de la plénitude et du bonheur. En effet, « la créature sans Créateur s’évanouit ».

Chers amis,

Je vous invite à intensifier votre chemin de foi en Dieu. Cela constitue la vraie liberté (non l’instabilité, ni la déception) avec des repères clairs pour faire un bon choix et construire sa vie. L’Eglise compte sur vous ! Elle a besoin de votre foi vivante, de votre charité créative et du dynamisme de l’espérance. Le Seigneur ne manquera pas de nous bénir.
Que la Vierge Marie nous accompagne dans ce chemin, qu’elle intercède pour chacun et chacune de vous, afin que cette nouvelle année 2011 soit l’occasion pour nous de pouvoir grandir dans la foi et dans l’amour.
De même, je m’adresse à tous les fidèles pour que l’année 2011 leur soit bénie et féconde spirituellement par la grâce et par l’infinie miséricorde de Dieu, et qu’elle soit comblée aussi de tous les biens de ce monde (ps. 33.1), comme de ceux qui dépassent le monde.

Meilleurs vœux !
Santé, bonheur, succès, amour, prospérité!
Une année 2011 merveilleuse et fabuleuse!

Chronia polla - Χρόνια Πολλά!

Père Théodore

jeudi 23 décembre 2010

Fête de la Nativité

                                                           
Nous ignorons à quelle date précise la célébration de l’Avent fut introduite dans le calendrier de l’Eglise. Les documents parlent de la fin du IVe siècle, la Naissance du Christ étant célébrée pour les uns le 25 décembre, pour les autres le 6 janvier. Le Concile de Saragosse, en Espagne, a décidé en l’an 380 de la date du 17 décembre. En Gaule, au VIe siècle, une sorte de carême était observée depuis le 11 novembre jusqu’à Noël. L’Avent était célébré à Rome, sous le pape St Grégoire le Grand, vers la fin du VIe siècle. Il semble n’être entré que beaucoup plus tard dans la pratique des Eglises du rite byzantin. L’usage byzantin actuel semble s’être fixé au XVIIe siècle, dans des circonstances que nous ignorons.
J’aimerais citer quelques unes des paroles chantées aux matines de Noël, pour montrer quel esprit anime l’Eglise Orthodoxe en cette fête :

« A ceux qui sont pris dans la nuit des œuvres d’un égarement ténébreux… accorde, ô Christ,  l’expiation… »

« Notre Sauveur nous a visités du haut des cieux, de l’ Orient des Orients, et nous qui étions dans les ténèbres et dans l’ombre nous avons trouvé la vérité... »

Voilà la tendance de l’Eglise byzantine à penser au Christ en termes de lumière. Le Verbe est devenu un petit enfant, couché dans une crèche, tandis que l’Occident semble s’attacher avec prédilection à ce petit enfant en chair et en os ; l’Orient voit surtout dans l’Incarnation l’apparition de la lumière, son triomphe sur les ténèbres, notre propre conversion de la nuit du péché à la clarté divine. L’Orient veut contempler la réalité éternelle qu’exprime  l’événement historique. Et voici l’hymne de la Nativité Orthodoxe :

« Ta Nativité, Christ notre Dieu, a fait luire dans le monde la lumière de la connaissance ; c’est par elle, en effet, que les adorateurs des astres ont appris d’une étoile à t’adorer, Soleil de justice, et à te reconnaître comme l’Orient descendant du ciel, Seigneur, gloire à Toi ».

Noël n’aura pour nous un sens réel que si notre propre chair se transforme, se mue et est dominée par la Parole faite de chair.
Bonne et joyeuse fête de Noël !

Père Théodore

jeudi 16 décembre 2010

Une tâche urgente du témoignage au Christ né/ressuscité

                                                           
Le 30 nov. 2010,  à l’occasion de la fête de St André, le Pape a encouragé « les chrétiens des deux côtés » à présenter le Christ comme la réponse aux questions les plus profondes d’aujourd’hui et pour cela à grandir dans l’unité. Le cardinal Kust Koch a publiquement lu un message autographe de Benoît XVI, dans l’Eglise de St Georges de Constantinople, à l’occasion de la fête de St André, patron de l’Eglise Orthodoxe et frère de St Pierre. Le Pape remarque que la fête de St André tombe le même jour dans le calendrier des deux Eglises, et cela constitue un appel à tous les baptisés dans l’unité.
« Pour réussir, dit-il, nous avons besoin de continuer à progresser ensemble sur les voies de la communion » ; et il rend hommage aux sages efforts du Patriarche Orthodoxe  pour le bien de l’Orthodoxie et pour la promotion des valeurs chrétiennes dans de nombreux contextes internationaux.
L’Eglise a grandi dans le dialogue théologique, mais aussi dans celui de la charité. Des défis inédits se présentent : de nouvelles interprétations anthropologiques et éthiques, la formation œcuménique des nouvelles générations, une fragmentation du paysage œcuménique.
Il faut dire que les liens sont très étroits entre les Eglises. Avec les Orthodoxes, les  Occidentaux ont réussi à toucher un point crucial de confrontation et de réflexion : le rôle de l’Evêque de Rome dans la communion de l’Eglise. Malgré de nombreux siècles d’incompréhension et d’éloignement, nous avons constaté avec joie que nous avions conservé un précieux patrimoine commun. Travaillons donc ensemble dans l’amour du Seigneur, né pour sauver l’humanité et pour que l’homme redevienne Dieu.


Père Théodore

jeudi 9 décembre 2010

Y a-t-il une christianophobie en Europe ?

                                                        
Bien que les chrétiens pratiquants soient minoritaires, ces derniers forment pourtant un bloc compact et homogène, se retrouvant souvent au centre d’enjeux politiques. Ils peuvent faire basculer la victoire électorale d’un côté ou de l’autre. Les politiciens le savent très bien. Certains ne sont pas naïfs et attaquent des courants de pensée foncièrement antichrétiens.
La communauté de Taizé, depuis longtemps, organise de grands rassemblements de jeunes chrétiens européens pour prier pour la paix. Toutes confessions confondues, les jeunes se retrouvent pour passer le Nouvel An dans des villes européennes qui se disputent l’honneur de les recevoir. Toutes les Eglises, de même que les autorités civiles, sont impliquées. Dans un esprit de paix, avec leurs chants et leurs prières, ils font apparaître le respect, la fraternité, l’humanisme. Les Européens plébiscitent le Dieu de l’amour, et les autorités de la République assistent régulièrement à des messes comme à Notre-Dame de Paris. Les jeunes doivent garder la foi et l’espérance. Pour l’instant, la christianophobie ne touche pas l’Europe, ni la France. Même si elle venait à se développer en Europe, celle-ci, tôt ou tard, redécouvrirait ses racines chrétiennes. La triste réalité de la violence et de la haine chez une petite minorité d’extrémistes ne doit pas cacher que la majorité de nos contemporains espèrent un monde  plus humain et plus solidaire. Le christianisme devrait avoir un avenir : à nous de chercher l’erreur… Après tout, notre belle devise « liberté, égalité, fraternité » n’est-elle pas évangélique ? Trois millions d’entrées pour le film « Des hommes et des dieux » démontrent que la fraternité et la spiritualité existent au sein d’un petit groupe des moines catholiques installés dans un pays musulman.
Mais il faut dire par ailleurs que cette christianophobie est une prophétie évangélique que l’on retrouve dans plusieurs passages de St Paul. C’est un mystère chrétien qui explique que plus l’Eglise s’approchera du terme, plus la lutte s’intensifiera et deviendra davantage insidieuse et spirituelle. Ce qui paraît d’ailleurs normal, car l’Eglise continue et parachève le mystère du Christ. Le Clergé ne doit pas être un fonctionnaire ou un assistant social, mais celui qui prolonge dans l’Eglise et dans l’humanité le mystère du Christ ; un Christ  tel que l’Eglise l’a contemplé depuis 2000 ans. L’histoire nous montre peu de périodes où la christianophobie fut absente et ne pourra jamais ignorer les racines chrétiennes de l’Europe.
Nous nous préparons à fêter Noël, mystère de l’incarnation de Dieu. En s’incarnant, Dieu a voulu se faire solidaire de tous les hommes pour faire du genre humain la famille de Dieu dont la foi serait l’amour ; elle se réalise en son propre corps qu’est l’Eglise. Cette solidarité devra sans cesse grandir jusqu’au jour où elle trouvera son couronnement. Ce jour-là, les hommes sauvés gratuitement, – famille bien–aimée de Dieu et du Christ leur frère –, rendront à Dieu une louange parfaite.
Reconnais, ô chrétien, ta dignité. Tu participes à la nature divine. Rappelle-toi que tu as été arraché au pouvoir des ténèbres et transféré dans le Royaume de la lumière qui est celui de Dieu. Dieu descend sur terre pour que l’homme monte au ciel.

Père Théodore

mercredi 8 décembre 2010

Quelques nouvelles paroissiales en bref...

_Dimanche 5 décembre, la communauté grecque de Bordeaux a fêté la Saint-Nicolas. A cette occasion, des festivités se sont tenues, après la liturgie, à la salle Colindrès du Haillan où se sont réunis de nombreux fidèles de la paroisse, parmi lesquels la présidente de la communauté cultuelle grecque, Mme Angelica Bechlivannis, le consul de Grèce à Bordeaux, M. Stamatis Corfias, le père Théodore, ainsi que le président de "l'Amicale Philia", M. Michel Gentil.

_A l'invitation de l'Université du Troisième Âge, le père Théodore a tenu une conférence sur les "Repères historiques de l'Orthodoxie" dans l'amphithéâtre de l'Athénée, à Saint Christoly. L'assistance, nombreuse, a été très réceptive au débat qui s'est suivi.

_Fini les glissades et les chutes sur les marches de l'église! En effet, lors de la messe du 5 décembre, les paroissiens ont pu constater la présence d'un garde-corps fixé à la porte d'entrée de la chapelle. Cette belle pièce a été confectionnée par M. Sébastien Centini, serrurier à l'entreprise du Peugue, et à qui l'on doit, par ailleurs, la réparation et l'adaptation des portes de secours latérales aux normes de sécurité. La communauté grecque le remercie très chaleureusement de nouveau pour son travail, sa générosité et son dévouement aux causes ecclésiastiques.

_Les améliorations des infrastructures de l'Eglise de la "Présentation de la Vierge au Temple" ne s'arrêtent pas là. A partir du 13 décembre (selon les conditions climatiques) débuteront également les travaux de rénovation de la toiture de l'église, un chantier qui sera mené par l'entreprise LOUVEL.

mercredi 1 décembre 2010

Le préservatif... et l'Eglise

                                                        
Une journée d’étude et de réflexion des cardinaux autour du Pape s’est terminée par une tourmente médiatique centrée sur le préservatif. Les Italiens s’intéressent à une possible démission de Benoît XVI, et en cela, le sujet du préservatif reste l’un des favoris de la presse. Le Pape, à travers son âge et sa très lourde charge, ira-t-il jusqu’au bout de sa mission ecclésiastique? Il faut dire que ce Pape veut être celui de la réconciliation avec les autres Eglises chrétiennes. En ce qui concerne l’Occident, il veut résister à la dégradation de l’homme. Il ne veut pas non plus être juste un témoin de l’Evangile, mais un artisan modeste pensant au progrès, sachant que certains bloquent le dialogue. Mais réduire l’Evangile et la foi au préservatif relève d’un tour de passe-passe étourdissant. Plusieurs fois le Saint-Père a répété les paroles libératrices de Jésus : « c’est la foi pour l’homme et non l’inverse ».
C’est un acte de charité, de l’économie, sans toucher l’absolu de l’Eglise, son éthique. Il se réfère à un acte de bonté, le changer de contagion. Il se préoccupe de la crise de la foi, de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance des ordres religieux.
Le problème pour l’Eglise n’est pas le préservatif, mais la préservation de la vie qui, pour ceux qui y croient, est un don de Dieu à ne pas perdre. Le point crucial est le désordre sexuel, et non le préservatif. L’Eglise encourage la fidélité pour les personnes sexuellement actives. D’éminents scientifiques s’accordent sur le fait que la fidélité est la principale stratégie de prévention des épidémies. Le Saint-Père souhaite que le monde ait une foi colorée, un « christianisme en technicolor », plein de fleurs, de mangeailles et de fêtes.
Le Patriarcat de Moscou est solidaire avec la position du Pape sur les moyens de lutter contre le SIDA, et sur le fait que les préservatifs ne peuvent pas être considérés comme un remède contre cette maladie. « Il est faux de considérer les préservatifs comme un moyen d’enrayer la propagation du SIDA », a déclaré l’archiprêtre Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Pour lui, il faut une éducation juste et un mode de vie raisonnable : la propagation du SIDA ne peut être arrêtée que par une éducation éthique de la population concernée et non par le recours aux préservatifs. Certaines organisations tentent actuellement de préserver à la fois l’idéal de la liberté sexuelle et la lutte contre cette maladie ; or il est impossible de réconcilier ces deux choses. L’Eglise Orthodoxe Russe fait la différence entre l’avortement et les moyens de contraception ; en cas d’utilisation de moyens de protection qui ne sont pas abortifs, un prêtre peut faire preuve d’indulgence  envers ses ouailles. Cela ne signifie pas que l’Eglise orthodoxe approuve le refus égoïste du couple à mettre au monde un enfant.
Dans son ouvrage intitulé « Lumière du monde », le Pape a admis pour la première fois que l’utilisation du préservatif dans certains cas peut réduire les risques de contamination du virus du SIDA.
Quoi qu’il en soit, l’appel lancé aux communautés chrétiennes à exorciser les peurs  et à tout faire pour vaincre l’isolement des malades du SIDA traduit une volonté d’engagement beaucoup plus nette, plus humaine.

Père Théodore